Thaïlande

Kanchanaburi : 2 jours de visite et 1 day off

Notre itinéraire initial du sud de la Thaïlande prévoyait de nous mener de Bangkok à Khao Yai en passant par Kanchanaburi, Ayutthaya, Lopburi avec un détour possible par le parc historique Prasat Phanom Rung. Mais ça, c’était sur papier. La réalité de la route est bien souvent différente et s’adapte alors au fil de notre quotidien. Nous décidons donc de faire une croix sur Lopburi et ses singes ainsi que sur le parc historique afin de voyager moins dans le rush et de profiter davantage de nos découvertes.

Nous profitons d’un bref retour à Bangkok pour nous offrir un moment un brin exceptionnel en allant prendre l’apéro au roof top du bar Vertigo. Nous n’avons pas réellement de tenue de soirée dans nos sacs mais qu’à cela ne tienne ! Nous dégotons quand même de quoi faire illusion dans ce lieu un peu huppé. Et quelle vue… tant de jour que de nuit.

Kanchanaburi : un choix pas totalement à l’ouest

Nous quittons Bangkok que nous avons rejoint pour une seule nuit (passée au guesthouse Amarin Inn) à notre retour de Ko Tao. Pour rejoindre Kanchanaburi, nous avons choisi le minivan : le meilleur rapport temps/argent. Comptez 140-150 Bahts/personne pour le trajet avec l’avantage que le minivan vous déposera au guesthouse que vous avez réservé. Notre choix s’est porté sur le Pongphen Guesthouse et sa piscine pour 3 jours dont 1 consacré à ne rien faire !

Pourquoi Kanchanaburi ? Plusieurs raisons expliquent ce choix. Tout d’abord, pour se retrouver dans une ville à dimension humaine après l’agitation de Bangkok et le tourisme de Ko Tao. Ensuite, pour ses atouts : la mythique rivière Kwai et son pont (Hello, le soleil brille, brille, brille), le musée, le cimetière mais, surtout, les chutes d’Erawan (nous vous en parlons ici).

Le pont sur la rivière Kwai : you’re in the movie !

Ce titre évoquait des souvenirs d’enfance lointains de ce film de guerre de David Lean sorti en 1957 et mettant en scène Alec Guiness et William Holden dans les rôles principaux (NDLR : il faudra revoir ce film !).

Le pont se trouve au nord-ouest de la ville. Impossible de le manquer en suivant la route qui longe la rivière. Bon, il ne ressemble pas réellement aux souvenirs de cinéma que nous en gardions mais c’est néanmoins impressionnant de se retrouver sur cette voie de chemin de fer quand on sait que plus de 100.000 personnes y sont mortes (de faim, d’épuisement ou de mauvais traitement) durant sa construction. Encore un triste exemple de la folie humaine…

Vous trouverez aux alentours le lot inévitable de boutiques de souvenirs, de t-shirts et bijoux ainsi qu’un énorme bar/restaurant flottant situé presque sous le pont. Un seul conseil : n’y allez pas ! L’accueil et le service y sont tout aussi désagréables que les prix. Heureusement, nous n’y avons pris qu’une bière… chaude 🙁

Pas la peine de visiter le musée de la guerre que vous trouverez juste à côté du pont. Son principal atout, comme le mentionne le Lonely Planet, réside en sa vue sur le pont.

Allez par contre faire un tour au Cimetière des Alliés. Il s’agit d’un mémorial consacré aux 6.982 soldats décédés eux aussi durant la construction de cette ligne de chemin de fer devant relier la Birmanie à la Thailande. L’alignement des tombes rappelle les cimetières américains que l’on a déjà tous visités en Belgique. Les épitaphes gravées sur les pierres et l’âge de ces jeunes hommes morts trop tôt font froid dans le dos.