Cuba

La Havane : premiers pas à Cuba

La Havane : que faire, que voir ?

C’est la tête pleine d’images de vieilles voitures, de maisons aux façades décrépies, de salsa, de plages de rêve et de fêtes arrosées de mojitos que nous posons le pied sur le sol cubain. Nous avons pourtant longtemps hésité sur le choix de cette destination. Fallait-il, comme tout le monde le prétend, y venir maintenant avant que les choses ne changent trop ? Début de réponse…

Première étape, trouver le taxi qui est censé nous attendre dans le hall d’arrivée (affrété par notre hôte) et nous conduire à un bureau de change… mais il n’est pas là. Nous trouvons bien le panneau avec nos noms mais pas de chauffeur. Nous ne sommes pas du genre stressés, on s’adapte. Caro attend bien sagement à côté dudit panneau alors que j’entame ma toute première file d’attente cubaine (une des spécialités locales). Comme tout le monde, je fais bêtement la file (durant près de 2 heures tout de même !) au niveau du hall d’arrivée… sans savoir qu’il y a 2 autres bureaux ouverts au hall des départs juste au-dessus. Ne comptez sur personne pour vous en informer ! Et ce n’est même pas faute d’avoir demandé.

Loger dans Le Vedado : le bon plan !

Après avoir finalement retrouvé notre chauffeur de taxi, nous voilà enfin partis vers notre 1ère étape cubaine, La Havane, où nous avons réservé un logement dans le quartier du Vedado via Airbnb. Il est déjà près de 23h et nous commençons doucement à ressentir les 18 heures de voyage que nous avons dans le corps. Après avoir fait la connaissance de notre hôte et le tour de notre logement, nous filons au lit sans demander notre reste…

A nos yeux, le Vedado est le meilleur compromis pour loger à La Havane. C’est un quartier vivant (paladares, bars et discothèques), proche du quartier touristique et au calme malgré les discothèques 🙂 C’est un très bon endroit également pour manger, les restos locaux (les paladares) sont bien meilleurs que ceux trouvés dans Habana Vieja. Nous conseillons d’ailleurs vivement un paladar (situé entre K et L sur la 17ème à côté du marché local). Il ne paye pas de mine ; c’est souvent bon signe, non ? On y paye au choix en pesos cubain ou en CUC, c’est très bon, le service est souriant et c’est imbattable question prix !

Incontournables également la balade sur le Malecon, le cimetière, la statue de John Lennon… Mais, surtout, osez vous perdre dans ces rues en laissant votre imagination faire le reste. Nous y avons presque aperçu le luxe grandiloquent qui devait régner ici dans les années 50. Villas somptueuses et hôtels particuliers laissés pour la plupart à l’abandon et aujourd’hui en ruines. Mais ces ruines ont un charme captivant. Un de nos meilleurs souvenirs à La Havane.

Habana Vieja : comme un voyage dans le temps

Après une bonne nuit de sommeil réparatrice, notre première mission est de nous dégoter de quoi manger. Disons qu’à Cuba, ce n’est pas aussi simple que de rentrer dans un supermarché… il n’y a pas de supermarché ! Heureusement, nous avons le plaisir de découvrir une boulangerie en bas de notre immeuble. Nous y achetons 5 petits pains pour 1 CUC… à la place de 5 pesos, soit 5 fois le prix. La brave dame n’a évidemment pas de quoi nous rendre. Un conseil : ayez toujours de la petite monnaie avec vous car cela arrive souvent. Nous quittons la boulangerie quand nous sommes accostés par un cubain visiblement intrigué par notre présence dans ce magasin d’État. Une rencontre inopinée comme nous les aimons, mais surtout un choc culturel ! Car, après avoir fait goûter sa pâtisserie déjà entamée à Caro (je revois ses yeux tout hésitants à l’idée de mordre, après lui (!), dans ce gâteau), il nous accompagne un moment en nous faisant la conversation. Il nous met en garde contre toutes ces petites arnaques qui visent les touristes mais surtout il nous explique les conditions de vie de la majorité des Cubains qui vivent encore avec des cartes de rationnement ! Rude mais vrai… Un truc qui n’arrive qu’en voyage.

Après avoir repris nos esprits, direction Habana Vieja pour rentrer dans le vif du sujet. Nous décidons de nous y rendre à pied pour nous imprégner de la ville. Sur le chemin, nous croisons un couple de jeunes cubains hyper sympas. Nous étions prévenus mais nous les suivons quand même. Et, comme attendu, après nous avoir fait visiter une ruelle multicolore plutôt jolie, nous voilà dans un bar en train de siroter un cocktail bien trop cher. Au-delà de la petite arnaque dont nous nous sommes facilement remis, ce qui est dommage, c’est qu’ensuite nous sommes devenus légèrement méfiants avec des gens sincèrement sympathiques…

Cet épisode derrière nous, nous arrivons enfin dans Habana Vieja et son paysage de carte postale. Tout y est ! Les voitures américaines des années 50, les façades décrépies colorées et usées par le temps, les grands hôtels de luxe, les mojitos, la salsa, les parcs… C’est évidemment magnifique même si nous avons eu le sensation que ce quartier risque de ressembler rapidement à Disneyland. Ce paysage fait évidemment partie du patrimoine cubain mais c’est très étrange de déambuler dans une rue qui sent le fric puis, 2 rues plus loin, de côtoyer la misère la plus totale.

Jouer aux touristes dans Habana Vieja

C’est toujours un dilemme quand nous arrivons dans une zone très touristique. Devons-nous, nous aussi, participer à ces activités de masse ? Jouer aux touristes ou passer néanmoins à côté d’un truc que nous ne ferons peut-être jamais ailleurs ? C’est une question qui s’est imposée à nous plus d’une fois à Cuba. Peut-être une preuve de plus que c’est bien maintenant qu’il faut y aller.

C’est donc avec une honte assumée que nous pouvons affirmer avoir kiffé la balade dans La Havane à bord d’une vieille cabrio américaine. Enfin vieille carrosserie seulement car toute la mécanique est presque neuve. Les Cubains sont les rois de la mécanique ! C’est carte postale certes mais c’est Cuba. Pour 40 CUC (tarif especial rien que pour nous évidemment hein…  – normalement c’est 50 CUC ! – on a même fait semblant de le croire), nous voilà embarqués pour une virée d’une heure, les cheveux au vent et les oreilles remplies d’une salsa bien hurlante, avec un chauffeur disons pas très loquace mais qu’importe. Ça reste une belle expérience et un incontournable à nos yeux…

Autre activité « comme tout le monde » à laquelle nous cédons, le mojito sur le toit de l’hôtel Inglaterra. Le mojito n’est pas le meilleur de la ville mais il n’est pas non plus outrageusement surfacturé (comptez environ 3 CUC). La vue est par contre splendide. Cerise sur le gâteau, il n’est même pas nécessaire de sortir son smoking, vous serez très bien accueillis même en tongs 🙂

Parfois, se la jouer conformiste réserve des surprises moins charmantes. Ce fut le cas notamment au restaurant Europa dans la Calle Obispo (rien à voir avec Pascal cependant). Bondé de touristes, vous n’y trouverez que de la nourriture très moyenne à des prix pas très moyens et un service à peine acceptable. Je ne mets même pas le lien afin de vous éviter cette erreur de jugement 😉

Par contre, n’hésitez pas à tenter la glace coco, comprenez une glace servie dans un demi noix de coco. Rafraîchissant quand la température frôle les 40 degrés. Un petit moment de bonheur de dégustation pris à l’ombre de la Plaza de la Catedral.

Salsa et ambiance cubaine

Cuba, La Havane riment avec fêtes et salsa. Nous avions donc préparé notre arrivée avec quelques bonnes playlists cubaines, histoire d’arriver dans le rythme et prêts à nous déhancher jusqu’au bout de la nuit. D’autant plus que Le Routard, notre guide pour ce voyage, nous supplie de vivre La Havane de nuit ! Peut-être sommes-nous totalement passés à côté mais nous cherchons toujours ces lieux de fêtes nocturnes dans Habana Vieja !? Nous avons bien trouvé les rues et ruelles animées… mais en journée. La nuit tombée, nada ! Petite déception quand même… Nous avons néanmoins trouvé un bar sympa pour terminer le soirée : le repère de l’écrivain Hemingway, le Floridita. Ambiance et déco ultra 50’s, photos d’époque et service classieux. On recommande (un daiquiri). Du coup, c’est plutôt le Vedado que nous recommandons pour les virées nocturnes. Nous n’avons pas eu le bonheur de réellement tester mais c’est en tout cas dans ce quartier que semblaient se réunir les Cubains la nuit tombée.

Soyez rassurés, nous avons fini par trouver la fête cubaine… mais c’est une autre histoire 🙂

La Havane – Vinales : bus ou taxi collectif ?

Le jour se lève à peine et c’est déjà l’heure du départ. Destination Vinales et ses mogotes. Notre hôte nous propose de nous commander un taxi collectif pour nous emmener directement dans une casa qu’elle nous recommande particulièrement. Seul souci : le prix du taxi est 3 fois celui du bus. Nous tentons de revoir à la baisse le prix proposé mais rien n’y fait. Nous sommes d’accord de payer plus pour un service porte à porte mais pas à ce point.

Nous voici donc dans un taxi qui doit nous emmener à la gare de bus située bien en dehors de la ville. Nous négocions avec notre hôte une course à 1 CUC… qui doit se terminer à environ 1,5 km de la gare. Nous ne comprenons toujours pas pourquoi ? Nous sommes prêts à mieux rémunérer le chauffeur pour le dernier kilomètre mais rien n’y fait. Comme prévu, notre taximan nous dépose à un feu rouge sous le regard médusé des autres clients surpris de nous voir descendre là. Il prend néanmoins la peine de nous indiquer la route.

Arrivés à la gare, nous sommes évidemment pourchassés par des chauffeurs de taxis collectifs qui veulent absolument nous conduire à Vinales mais nous tentons notre chance en bus. La chance est au rendez-vous, il reste quelques places… ce n’est apparemment pas toujours le cas. Soyez donc vigilants avec les réservations si vous êtes tenus à un timing précis. A nous Vinales !

Conseils pratiques :

Il n'est pas nécessaire de systématiquement pré-réserver vos logements à Cuba, il y en a plus qu'assez si vous logez en casa particular. C'est d'ailleurs la meilleure façon de découvrir le pays sans compter que les hôtels sont souvent très chers et mal entretenus.

Pour éviter les frais de banque, nous sommes partis avec tout le cash nécessaire (plus que nécessaire même) en poche. Aucun souci de sécurité à signaler.

Préférez les paladares aux restaurants, la nourriture y est bien meilleure (et moins chère).

Demandez toujours le prix des bouteilles d'eau que vous allez acheter, leur prix est encore plus aléatoire que celui du baril de pétrole.