Amérique du Nord, New York

Citytrip à New York : un voyage au pays de la démesure

Une semaine à New York : activités et moments à vivre

On a beau être prévenus au travers des témoignages, reportages, films, séries… et blogs en tout genre, quiconque met les pieds à New York et, plus particulièrement à Manhattan, est happé par la démesure de la ville. Tout y est gigantesque, tout nous invite à la (sur)consommation – tout est d’ailleurs payable avec une carte de crédit, même le mauvais hot dog vendu en rue ! Dans cette atmosphère tant grisante qu’abrutissante, New York ne laisse en tout cas pas indifférent.

Pour cet article, nous ne vous racontons pas les MOMA, Statue de la Liberté, Ground Zero, Rockefeller et autre Empire State Building, des milliers d’autres blogueurs le font déjà très bien. 🙂 Nous avons plutôt envie de vous faire vivre notre courte immersion de 6 jours à travers nos anecdotes et ressentis. Comment se sentir un peu moins touriste et un peu plus New Yorkais pendant un petit moment ? Quelques éléments de réponse.

Comment s’orienter à New York ? Ne pas perdre le nord !

Après une arrivée bousculée au JFK Airport et un accueil plutôt autoritaire des Douaniers – l’expression « se faire traiter comme du bétail » prend ici tout son sens – nous n’étions pas mécontents de descendre du minivan qui assurait la liaison entre l’aéroport et Grand Central Terminal. C’est là que tout commence, au cœur de Manhattan.

La poignée de notre valise dans une main et un plan de la ville dans l’autre, nous essayons de trouver quelques points de repère pour prendre la direction de notre appartement. Quelques allers-retours dans le grand hall de la gare plus tard, nous débusquons enfin l’entrée de métro que nous convoitons. Ensuite, il nous faut encore obtenir quelques tickets de métro à une machine qui semble se jouer de nous. Une file se crée rapidement derrière nous… Pas de doute, les touristes sont démasqués !

Savoir garder son cap et ne pas perdre trop vite le nord sont des qualités essentielles pour bien visiter Manhattan… à moins que vous puissiez compter sur une condition physique sans faille 🙂 En effet, les pâtés de maison locaux sont légèrement plus imposants qu’en Belgique 🙂 Ceci dit, je force quand même un peu le trait car, une fois sur place, nous avons finalement vite rangé notre plan. Même moi et mon légendaire sens de l’orientation aurions du mal à être réellement désorientés dans ce dédale de rues et d’avenues bien structurées. Les rues et avenues sont numérotées et scindées en « est-ouest » pour les premières et « nord-sud » pour les secondes, en prenant la fameuse 5ème Avenue comme référence centrale. Il suffit de suivre les numéros… dans le bon sens. À partir de là, nous pouvons commencer à lever les yeux et nous sentir infiniment petits, comme des gamins éblouis.

Jouer à Carrie Bradshaw à Greenwich Village

Un vrai conseil que nous pouvons vous donner, c’est de loger au cœur de la mégalopole. Il n’y a pas meilleur moyen pour s’immerger dans les habitudes locales. C’est vrai que les prix sont bien plus élevés qu’en « périphérie » mais, via des sites comme Airbnb, les nuits restent presque abordables. C’est dans le quartier de Greenwich Village, à deux pas de Union Square, que nous dénichons notre appartement. Un petit duplex à la télé presque aussi grande que le lit ! Installés et nos marques prises dans ce quartier résidentiel, c’est un peu comme si nous reprenions, le temps d’un séjour, la vie des héros de nos séries télévisées préférées, à savoir – en tout cas pour moi – la journaliste de Sex in the city, Carrie Bradshaw… les escarpins Louboutin en moins 🙂 Chacun ses références me direz-vous ^_^ En tout cas, ces hautes maisons de briques rouges pourvues de leur large escalier extérieur, typiques de ce quartier, sont pour moi mythiques. Rentrer le soir les bras chargés de sacs en papier kraft eux-mêmes remplis des courses nécessaires à la préparation de notre souper (comprenez dîner amis Français) et se prélasser chez soi après une journée trépidante et bien remplie, il n’y a rien de tel pour se sentir New Yorkais.

Faire du shopping à New York : de tout et (parfois) du n’importe quoi

Le shopping à New York… Une expérience en soi, parfois même un choc pour nous. Nous nous imaginions des malls gigantesques et modernes, mettant en valeur les boutiques incontournables ou les plus branchées du moment.

Or, quand nous sommes rentrés à l’incontournable Century 21, nous avons cru, l’espace d’un instant, être télé-transportés dans l’Union Soviétique des années 70. A défaut de bonnes affaires trendy, nous ne dégotons que des frusques dans un gigantesque bâtiment blême ; à défaut d’achats, nous en sortons un caddie plein de fou rires !

À l’époque, Fab se préparait à être le témoin du mariage de son meilleur ami et espérait donc dégoter la tenue parfaite. Raté pour cette fois ! Bref, je n’ai pas compris pourquoi cette adresse figure dans tous les guides. Par curiosité et pour ne pas vous livrer de bêtises, j’ai re-consulté leur site pour la rédaction de cet article et tout m’a paru on ne peut plus normal. Bizarre… Notre expérience était unique du coup. Ceci dit, je rassure le aficionados de la carte de crédit, Manhattan ne manque pas de lieux de shopping. 😉

Manger au Whole Food Market (ou y faire ses emplettes)

Que ce soit simplement pour faire vos courses ou pour manger sur le pouce, voici une bonne adresse : les Whole Food Market. À côté des foodtrucks (dont la plupart se positionnent sur le marché du traditionnel, mais mauvais, hot-dog), des fast-food, des Starbucks ou autres dinner, les « Whole » offrent un choix très diversifié de nourriture plutôt healthy.

Quand nous avons découvert cette chaîne de supermarchés, nous étions sur un petit nuage. Enfin une alternative abordable à la malbouffe. Presque toutes les cuisines sont représentées et le panel est vraiment alléchant. Le principe ? Prendre un bol en carton et se servir comme on le souhaite des plats préparés, froids ou chauds. Ceux-ci sont bien décrits afin que nous puissions savoir ce que nous mettons en bouche. Nous passons ensuite aux caisses, où nous payons au poids. Les prix sont vraiment corrects pour New-York et une partie de l’assortiment porte le label bio (organic en anglais). Après, il ne nous reste plus qu’à décider si nous emportons ou si nous mangeons sur place.

Ces supermarchés proposent une cantine à l’étage. Tout le matériel est de récup’ et des cadres au mur expliquent toute la démarche écologique de la chaîne. Ça ne gâche rien, surtout dans cette ville entièrement vouée à la consommation.

A New York, ne confondez pas Martini et Vodka

Voilà une leçon que je ne suis pas prête d’oublier ! A New York, un Martini n’a rien d’un Martini ! Et c’est la fille d’un représentant de la société Martini qui vous le dit 😉 Alors que nous quittions Times Square, ses écrans géants, sa foule incessante, ses lumières clignotantes et son magasin M&M’s aussi grand qu’un supermarché européen, nous tombons sur un petit bar qui nous fait de l’œil. Un chouette coin pour boire un verre, non ?!

Nous répondons à l’appel et nous nous installons à une table haute à côté de larges tabourets en inox. Une charmante demoiselle vient prendre notre commande. C’est assez simple pour Fab qui commande une Corona. Cela semble bien moins évident pour moi lorsque je demande un Martini à la pauvre serveuse qui s’empresse de me demander « lequel ? ». A quoi je réponds tout aussi naturellement « un blanc ! ». Et là, en un éclair, vous comprenez qu’un gouffre culturel vient de se creuser entre vous et votre interlocutrice – qui semblait vouloir me dire « tu es bien gentille Mademoiselle mais « blanc », ça ne m’aide pas réellement sur ton désir ! ».

Un Martini ? Une Vodka ?

Bref, après moults tentatives d’explications – j’ai même tenté de commander un « vermouth », ce qui a paru encore plus énigmatique à notre serveuse – je me retrouve avec une vodka légèrement parfumée servie dans un beau verre à cocktail… Faute de boire ce si désiré Martini, je passe quand même un excellent moment à siroter goûte après goûte une vodka bien corsée et agrémentée des remarques un brin moqueuses de Fab.

Faire la fête à New York

C’était une des grosses envies de Fab durant ce séjour : s’installer au bar tout en bois d’un pub typique pour y siroter un whisky ! Mission accomplie et même assortie d’un petit supplément de fête en mode live band dans un Irish Pub stylé, à seulement un bloc de Time Square.

Bon, quand je dis fête, je dois bien avouer que celle-ci fut tout de même très raisonnable… afin de garder du budget pour terminer le séjour ! Certes, le quartier est particulièrement vivant et enivrant mais les tarifs le sont tout autant. Notre petite fête nous sera quand même revenue à 80$ (service compris) pour 2 verres de vin, 1 bière, le fameux whisky de Fab et une petite assiette de fromages et salaisons.

S’imprégner de moments de vie à Central Park

C’était un dimanche, sans doute le jour idéal pour se rendre à Central Park. L’ensemble des New Yorkais semblent s’y retrouver, toutes classes sociales et âges confondus. Les uns se promènent dans les allées boisées, d’autres improvisent un concert et récoltent quelques pièces des précédents, d’autres encore semblent s’être donnés un rendez-vous amoureux. Nous avons l’impression d’être immergés dans la dernière production de Woordy Allen. Nous assistons aussi à une partie de base-ball durant laquelle Fab en profite pour essayer de me faire comprendre les règles alambiquées de ce sport US. Puis nous rejoignons les familles occupées à pique-niquer sur Great Lawn où nous nous prélassons nous aussi sous le doux soleil printanier.

Pour nous y rendre, nous sommes arrivés par l’Upper West Side et ses hôtels particuliers. Chacun a son histoire, à découvrir/lire absolument tant certaines de ces histoires sont passionnantes ou étonnantes. Pour le retour, nous décidons de passer par l’Upper East Side et Madison Avenue, un des quartiers les plus huppés de tout Manhattan avec ses boutiques de grands couturiers.
C’est là que nous assistons à une des scènes les plus cocasses de notre voyage, digne de Pretty Woman ! Pour rappel, nous sommes dimanche et les boutiques de luxe sont fermées. Pourtant, dans une boutique Prada, un homme en costume élégant est assis sur un confortable sofa en cuir ; des mannequins défilent face à lui pour lui présenter différentes robes… Nous imaginons la suite. Sa chère et tendre est retenue pour un défilé à l’autre bout du monde et il lui prépare un petit cadeau pour son anniversaire à son retour. Nous sommes médusés !

Nous avons déjà tous vu cela dans des films mais y assister en vrai ! New-York, la ville de tous les possibles… De tous les contrastes aussi… Parce que, dans le même temps et seulement quelques longs blocs plus bas dans la ville, de trop nombreux SDF habitent dans des bouts de carton, quartiers chics ou pas d’ailleurs.

Et, ce qui rajoute à la déstabilisation de nos sentiments, c’est que, parfois, ces hommes et femmes qui vivent en rue sont comme vous et nous : ils sont en couple, semblent avoir un boulot…

Se promener sur les rails de la High Line à Chelsea

Dans un autre cadre, la High Line, une ancienne voie de chemins de fer complètement réaménagée en lieu de promenade verdoyant très prisé des New Yorkais, vaut aussi largement le déplacement… pour quelques moments de farniente dans un séjour assurément vécu à 100 à l’heure.

La High Line, c’est comme un parc suspendu dans les airs et situé dans le quartier de Chelsea. Arbres, fleurs, transats, sièges en bois, restaurant en plein air, expos temporaires, tours guidés avec des botanistes, espaces de pique-nique…tout y est pour y passer une paire d’heures très agréable, voire plus si affinité. Un petit havre de paix en bord d’Hudson River ! Ne manquez pas d’admirer les lofts et les appartements qui jalonnent le parcours. Ça fait rêver !

Admirer les Fantômes de l’Opéra à Broadway

Tom Hawks s’apprêtait à monter sur scène à quelques encablures du Majestic Theatre où nous, de notre côté, nous nous réjouissions d’enfin assister à une comédie musicale sur Broadway. Quelques heures plus tôt, nous avons patienté un bon bout de temps sur Times Square pour dénicher des billets à moindre prix. Un kiosque TKTS vend en effet des places pour différents spectacles du soir à prix bradés en fonction de la disponibilité des salles. Un excellent moyen d’assister à un spectacle made in Broadway à moindre coût.

Le choix n’est pas facile tant les affiches sont alléchantes : Spiderman ? West Side Story ? Le Roi Lion ? Cats ? Wicked ? Jersey Boys ? Choisir, c’est renoncer et nous jetons finalement notre dévolu sur un grand classique : le Fantôme de l’Opéra. Les tickets sont à un tarif raisonnable mais, surtout, le placement nous semble très avantageux.

Quelle gifle ! Une pure merveille ! La magie est au rendez-vous et opère grâce aux effets spéciaux, à la beauté des costumes, la grandeur des décors sans oublier le talent des artistes sur scène. Un moment, nous avons même eu la très nette impression de voir la scène entièrement couverte d’eau… Pour avoir déjà fréquenter avec Fab de nombreuses salles de spectacle à Paris, Bruxelles, en Allemagne et, bien sûr, chez nous, je peux vous affirmer que Broadway n’a pas usurpé sa réputation !