Bordeaux, France

Visiter Bordeaux en 3 jours

Pour assouvir notre envie d’escapade printanière, nous cherchions une destination facilement accessible, pas trop lointaine et susceptible de nous apporter quelques rayons de soleil. Nous avons réussi à atteindre nos premiers objectifs. Par contre, pour le soleil, ce fut un brin plus compliqué. Mais, même partiellement sous la pluie, visiter Bordeaux en 3 jours reste possible et intéressant.

Bordeaux : première journée en libre découverte

Fraîchement arrivés (au propre comme au figuré) dans la cité bordelaise et après avoir récupéré les clés de notre appartement situé en plein centre-ville – rue du Soleil pour être précis… non ce n’est pas une blague ! – direction le Bio c’est bon le plus proche pour remplir partiellement le frigo. En citytrip, nous essayons le plus souvent de trouver un logement avec cuisine pour ne pas avoir à manger tout le séjour au restaurant. Maîtrise du budget assurée… 

Les « corvées » finalisées, il est temps de s’immerger dans la ville. Et ça tombe bien car la pluie laisse enfin la place à quelques généreuses éclaircies. Nos premiers pas se font sur les quais, un vrai plaisir. Entièrement aménagés pour permettre une mixité sans heurts entre les voitures, les trams, les nombreux joggeurs et les promeneurs comme nous. C’est agréable de marcher le long de ces façades couleur « pierres de France » chargées d’Histoire et sans doute aussi d’histoires.

Petite déception lorsque nous atteignons le fameux Miroir d’eau… puisque celui-ci est totalement asséché 🙁 Les seules flaques présentes sont les restes de la dernière pluie… Nous reviendrons demain… La déception s’estompe néanmoins vite. Au loin, sur la place des Quinconces juste à côté du Monument aux Girondins, se tient la fête foraine. Avant même de goûter aux cannelés, la spécialité sucrée locale, nous nous goinfrons d’un énorme paquet de « churros ». C’est le dernier jour de foire, ce serait dommage de passer à côté.

C’est la foire !

Le sucre encore collé sur nos molaires, nous délaissons les quais pour nous enfoncer dans les rues et ruelles de l’hyper centre ; entre la Vieille Ville, la rue Sainte-Cath, l’Opéra National, la place du Parlement, la tour Pey Beirlant… Nous finissons la journée déjà bien entamée à déambuler dans ces allées aux noms tout à fait improbables : Rue des Bahutiers, Cours du Chapeau Rouge, Rue des Piliers de Tutelle, Rue du Chai des Farines… 🙂

Il se remet à pleuvoir et nous décidons d’aller prendre l’apéro. Moyennement envie d’être rincés une fois encore, nous nous arrêtons dans le bar le plus proche. Le « hasard » faisant à nouveau bien les choses, nous découvrons un endroit plaisant à la bière accueillante : le Vintage Bar. Ambiance cool et serveur à l’esprit hipster. Réhydratés mais ne trouvant pas là de quoi satisfaire notre estomac, nous cherchons à proximité un lieu pour déguster un verre de vin (on est tout de même à Bordeaux !) et caler un petit quelque chose sous nos canines. Autre belle découverte avec Les Doux Secrets d’Hélène qui fait la part belle aux produits frais et faits maison. Tout pour nous plaire. 

La soirée se termine devant un plat asiatique, certaines choses ne changeront jamais. C’est à la table du Padang Padang, repérée en arrivant à notre appartement, que nous nous asseyons. Service sympathique et prix d’amis sont au rendez-vous. Dans l’assiette, c’est bon sans être transcendant. Disons que nous en avons pour notre argent.

Bordeaux : quelques incontournables sous le soleil 

Nous profitons d’une accalmie météo pour notre deuxième journée. Nous décidons donc, armés de notre appareil photo cette fois, de reprendre nos visites à partir des quais. Comme la veille, nous démarrons à la Porte de Bourgogne pour rejoindre le Palais de Justice en passant par la Porte de Calhau. Arrivés au Miroir d’Eau, nous sommes surpris de le voir toujours à sec. Peut-être est-ce dû au marathon nocturne qui s’est déroulé l’avant-veille et dont les installations sont toujours en cours de démontage.

Nous parvenons ensuite dans le quartier des Chartrons, berceau du commerce du vin. Nous sommes séduits par son ambiance, ses façades imposantes, ses petites adresses et bonnes tables. Si nous devions revenir séjourner à Bordeaux, nul doute que nous essayerions de loger ici ! 

Direction ensuite les Jardins Publics encore ornés de ses couleurs d’automne avant de rejoindre la place des Grands Hommes, Gambetta, Pey Berland, la Mairie, la Cathédrale… Les points d’intérêt ne manquent certainement pas ! 

Fin de journée, nous passons le pont de Pierre pour voir ce qui se trame sur l’autre rive de la Garonne. Nous avons lu qu’une ancienne friche a été transformée en un écosystème urbain durable, le projet Darwin. Alternatif, durable… des mots qui résonnent en nous. Darwin, c’est donc un lieu culturel, associatif, festif, un magasin bio, un resto… Le tout conçu pour être eco-friendly : énergies renouvelables, agencement bioclimatique, optimisation de l’éclairage naturel pour ne citer que quelques exemples. A découvrir sans modération, d’autant plus que la bière est agréable au palais.

A Bordeaux, point de bouchons… autres que ceux d’une bonne bouteille !

C’est une des caractéristiques qui nous a marquée dès notre arrivée, la circulation semble gérable et bien gérée à Bordeaux. Métro, tram, bus sillonnent suffisamment bien la ville et leur complémentarité semblent bien réfléchie pour inciter le habitants à emprunter les transports en commun plutôt que leur voiture. Nombre de rues sont uniquement accessibles aux voitures par badge.

Cela rend les balades et la découverte de la cité particulièrement plaisantes. Les grands axes se laissent arpenter sans être obligés de respirer des gaz d’échappement, ça change ! Du coup, la ville paraît vivante mais calme, les façades sont préservées du noircissement.

En outre, le tarif est tout ce qui de plus raisonnable puisque le ticket unitaire est vendu à 1,60€. Et, apparemment, ce tarif a été soumis à un « référendum » auprès des utilisateurs. Ça laisse rêveur… et le sentiment d’être pris pour des pigeons lorsqu’à Bruxelles, on vous demande 8,20€ pour aller de l’aéroport au centre-ville.

La Cité du vin : plus qu’un musée du vin

Notre application météo favorite nous annonçant une journée de pluie ininterrompue, nous décidons de consacrer une partie de cette dernière journée pour nous rendre à la Cité du vin. Nous prenons le ticket « simple » à 20€ qui nous donne accès à la visite normale et à un détour par le belvédère pour y faire une petite dégustation.

Gigantesque et instructif sont les maîtres-mots. Nous sommes prévenus dès l’entrée, il nous faudrait plus de 10h si nous voulions tout voir, lire, regarder et écouter. Nous allons donc devoir faire des choix. Nous resterons finalement environ 3h30, dégustation comprise.

La visite est à la fois thématique, historique, géographique, ludique, en sons, hologrammes, vidéos. Nous qui pensions être des amateurs de vin presque confirmés, nous découvrons que nous sommes encore un peu ignares. Les régions, les cépages, les modes de production, les terroirs de France, d’Italie, d’Espagne et de partout ailleurs sont évoqués. Parfois en images ou en illustrations mais parfois aussi en commentaires vidéos de producteurs filmés sur leurs terres. Enthousiasmant ! L’Histoire du vin, ses influences, ses drames, tout y est évoqué. Des petits jeux mettront également votre nez au défi. Bref, une visite réellement incontournable. 

La pluie tombe toujours lorsque nous sortons du musée. Faute de mieux, nous décidons d’aller nous mettre à couvert au centre commercial Mériadeck. Rien de mémorable ici, c’est un centre commercial de plus. Toutefois, il ne pleut plus quand nous en sortons, objectif atteint.

Nous vivons notre dernière soirée bordelaise dans l’atmosphère hispanique de l’Auberge Espagnole, un bar à tapas déniché aux hasards de nos déambulations. Accueil sympa et tarifs raisonnables. Le jeune couple, Madame en cuisine et Monsieur dans le bar (enfin, il nous a semblé qu’ils étaient en couple), s’occupent de vous et vous conseillent avec le sourire. Une très jolie façon de conclure ce citytrip.