Home AsieVietnam Ho Chi Minh : une fourmilière moderne

Ho Chi Minh : une fourmilière moderne

par Caro

C’est juste quelques jours avant Noël que nous arrivons à Ho Chi Minh dans la matinée, après un long voyage en bus depuis Phnom Penh. Assurez-vous d’avoir votre Visa pour le Vietnam avant. Astuce : nous l’avions commandé à Bangkok, moins cher qu’en Belgique et bien plus pratique qu’aux postes frontaliers (2.200 baths/visa, soit +/- 55€, au lieu des 80-90 demandés à Bruxelles).

Dès la sortie du bus, au cœur du centre « backpackers » du District 1, nous sommes plongés dans une atmosphère chaude et grouillante avec ses milliers de mobylettes qui roulent dans tous les sens, jouent « à qui klaxonne le plus fort et le plus longtemps » et pour lesquelles le code de la route semble avoir été mis totalement de côté. Il n’existe plus ni feu rouge ni trottoir à proprement parler ni passage pour piéton… On a la terrible sensation de risquer sa vie à chaque traversée. Ceci dit, on s’y fait vite. Le ton est donné.

Ho Chi Minh : nos premiers pas dans la ville

Première chose à faire pour nous : trouver le Venus Hostel que nous avons réservé via Booking pour une nuit. Situé dans une ruelle bien cachée du même quartier (aux alentours de Bui Vien Street), nous prenons du temps à le dénicher car il est mal référencé sur le site de Booking. Nous y découvrons une chambre plutôt humide, sans fenêtre et pas très propre mais ça reste ok pour une nuit. Le personnel est sympathique mais ne parle pas très bien l’anglais.

Notre étape à Saigon a démarré avec un lunch où nous avons découvert le café vietnamien : court, serré, épais et sucré -même si noir. Il a aussi fallu apprendre à le servir ; c’est que c’est tout une technique de le filtrer. Profitant du temps qu’il nous restait, nous avons simplement flâné et arpenté les rues avoisinantes du quartier jusqu’au célèbre marché animé de Ben Thanh. Débordant d’échoppes, vous y débusquerez assurément ce dont vous avez besoin ou envie. Notamment du café et des chaussures, les deux spécialités du pays.

Resto « coup de cœur » le soir : le Bun Cha. Nous y sommes allés deux fois. D’abord parce que la nourriture y est vraiment savoureuse ; ensuite parce que le personnel de ce petit local d’à peine quelques tables est charmant. Si vous n’avez pas envie de patienter dans une longue file d’attente (bien qu’on peut y boire une fraîche Bia Saigon et y faire de sympathiques rencontres entre touristes), mieux vaut réserver.

Ho Chi Minh : 10 jours à vivre comme des Saigonais

Changement de décor dès le lendemain : nous avons en effet rendez-vous avec mon frère et sa compagne. Seb vit à Ho Chi Minh depuis déjà une petite dizaine d’années. Je vous laisse imaginer notre impatience de les retrouver (eux et mon filleul de 4 ans) après deux années de séparation. Désormais, après avoir quitté la fourmilière du centre saigonais pour un coin plus calme du 7ème district, nous suivons notre route en mode « locaux ». C’est aussi pour nous l’occasion de faire une pause dans le tumulte du voyage pour vivre de précieux moments en famille.

En quelques mots et pour résumer cet intermède d’une dizaine de jours, nous avons la chance de refaire le monde avec des vietnamiens et expatriés des quatre coins de la planète, d’expérimenter des séances de méditation et de pleine conscience, de découvrir des restos vraiment isolés et typiques… Et d’enfourcher une mobylette pour visiter la ville et sillonner ses rues, une nécessité en tant que « locaux » que nous étions 🙂 Une expérience de pure folie (surtout pour Fab qui était au guidon) où nous devons absolument oublier tout ce que nous avons appris chez nous si nous voulons avoir une chance de se créer notre place sur la voie. Une fois de plus, comme c’est le cas pour les piétons, on s’y fait et on prend même du plaisir à se mouvoir si librement. Enfin, nous fêtons Noël au champagne, dans la magie des rues éclairées de la ville. A noter qu’une grande partie des Vietnamiens sont catholiques, Noël est donc un moment apprécié.

Que faire et que voir à Ho Chi Minh ?

Nous ne sommes bien sûr pas passés à côté des incontournables de Ho Chi Minh tels l’Opéra, la Cathédrale Notre-Dame, l’ancienne poste, le musée de la guerre, quelques parcs… Une journée suffit à les visiter si vous êtes pressés car tous ces lieux sont situés dans un mouchoir de poche. A part pour le musée de la guerre pour lequel il faut compter 15.000 dôngs l’entrée, les autres sites sont gratuits. Ces 15.000 dôngs valent la peine pour connaître le point de vue vietnamien des guerres indochinoise mais surtout américaine. Nous ne sommes pas sortis de là indemnes : certaines photos des atrocités commises et de leurs conséquences sont réellement choquantes.

Pour le reste, les lieux touristiques sont peu nombreux, même si on peut aussi y ajouter quelques pagodes, que nous n’avons pas vraiment visitées. Saigon est une ville développée aux larges avenues et aux « malls » plus grands les uns que les autres, davantage réputée pour sa modernité et ses hautes tours en acier que son côté historique.

Si comme nous, vous désirez à un moment donné vous offrir une escapade en amoureux et un souper romantique aux saveurs plus « de chez nous », nous vous conseillons vivement le resto italien « Ciao Bella« . A deux pas du centre-ville, dans une petite maisonnée en brique coincée entre deux immeubles, le patron italien vous invite à y rentrer dans sa langue maternelle, un vrai sourire aux lèvres. L’accueil et le cadre sont on ne peut plus chaleureux. A peine attablés dans un décor sobre et design, un serveur vient nous offrir une coupe de prosecco, des amuse-bouche et nous laisse découvrir la carte aux mets raffinés et originaux. Puis, le patron vient lui-même nous expliquer les suggestions du jour. Rien qu’à l’entendre parler de ses produits, on en a l’eau à la bouche. Avec raison : les plats étaient simplement délicieux. Mention spéciale pour le tiramisu généreux qui vient clôturer le repas. Un verre de limoncello nous est encore offert avec l’addition. Certes, les prix ne sont pas donnés comparativement aux autres restos italiens du coin (866.700 dôngs pour nous deux tout de même, sans vin), mais cette parenthèse détendue aux parfums de la péninsule vaut véritablement le coût.

Les tunnels de Cu Chi : un des visages de la guerre du Vietnam

Enfin, nous clôturons notre séjour à Saigon par un détour à Cu Chi et ses tunnels afin de parachever la visite que nous avions faite au musée de la guerre quelques jours auparavant. Pour le coup, pour une plus grande facilité, nous avons opté pour un tour organisé en agence, bien qu’il y a tout à fait moyen de s’y rendre en bus local.

Au programme : en plus des explications du guide, des reconstitutions et de la petite dégustation des aliments que les soldats mangeaient en temps de guerre (du manioc et du thé), nous avons droit à visiter une partie du tunnel de Ben Dinh.

Toujours en famille, nous quittons l’ambiance moite et chaotique d’Ho Chi Minh pour la montagne et décidons de passer le cap de la nouvelle année 2016 à Dalat, la cité fleurie…

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