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La Havane : nos premiers pas à Cuba

par Fab

C’est la tête pleine d’images de vieilles voitures, de maisons aux façades décrépies, de salsa, de plages de rêve et de fêtes arrosées de mojitos que nous posons le pied sur le sol cubain. Nous avons pourtant longtemps hésité sur le choix de cette destination. Fallait-il, comme tout le monde le prétend, y venir maintenant avant que les choses ne changent trop ? Début de réponse…

Première étape, trouver le taxi qui est censé nous attendre dans le hall d’arrivée (affrété par notre hôte) et nous conduire à un bureau de change… mais il n’est pas là. Nous trouvons bien le panneau avec nos noms mais pas de chauffeur. Nous ne sommes pas du genre stressés, on s’adapte. Caro attend bien sagement à côté dudit panneau alors que j’entame ma toute première file d’attente cubaine (une des spécialités locales). Comme tout le monde, je fais bêtement la file (durant près de 2 heures tout de même !) au niveau du hall d’arrivée… sans savoir qu’il y a 2 autres bureaux ouverts au hall des départs juste au-dessus. Ne comptez sur personne pour vous en informer ! Et ce n’est même pas faute d’avoir demandé.

Loger dans le Vedado : le bon plan pas cher !

A nos yeux, le Vedado est le meilleur compromis pour loger à La Havane. C’est un quartier vivant (paladares, bars et discothèques), proche du quartier touristique et au calme malgré les discothèques. C’est un très bon endroit également pour manger, les restos locaux (les paladares) sont bien meilleurs que ceux trouvés dans Habana Vieja.

Incontournables également la balade sur le Malecon, le cimetière, la statue de John Lennon… Mais, surtout, osez vous perdre dans ces rues en laissant votre imagination faire le reste. Nous y avons presque aperçu le luxe grandiloquent qui devait régner ici dans les années 50. Villas somptueuses et hôtels particuliers laissés pour la plupart à l’abandon et aujourd’hui en ruines. Mais ces ruines ont un charme captivant. Un de nos meilleurs souvenirs à La Havane.

Habana Vieja : comme un voyage dans le temps

Après une bonne nuit de sommeil réparatrice, notre première mission est de nous dégoter de quoi manger. Disons qu’à Cuba, ce n’est pas aussi simple que de rentrer dans un supermarché… il n’y a pas de supermarché ! Heureusement, nous avons le plaisir de découvrir une boulangerie en bas de notre immeuble. Nous y achetons 5 petits pains pour 1 CUC… à la place de 5 pesos, soit 5 fois le prix. La brave dame n’a évidemment pas de quoi nous rendre. Un conseil : ayez toujours de la petite monnaie avec vous car cela arrive souvent. Nous quittons la boulangerie quand nous sommes accostés par un cubain visiblement intrigué par notre présence dans ce magasin d’État. Une rencontre inopinée comme nous les aimons, mais surtout un choc culturel ! Car, après avoir fait goûter sa pâtisserie déjà entamée à Caro (je revois ses yeux tout hésitants à l’idée de mordre, après lui (!), dans ce gâteau), il nous accompagne un moment en nous faisant la conversation. Il nous met en garde contre toutes ces petites arnaques qui visent les touristes mais surtout il nous explique les conditions de vie de la majorité des Cubains qui vivent encore avec des cartes de rationnement ! Rude mais vrai… Un truc qui n’arrive qu’en voyage.

Après avoir repris nos esprits, direction Habana Vieja pour rentrer dans le vif du sujet. Nous décidons de nous y rendre à pied pour nous imprégner de la ville et de son paysage de carte postale. Tout y est ! Les voitures américaines des années 50, les façades décrépies colorées et usées par le temps, les grands hôtels de luxe, les mojitos, la salsa, les parcs… C’est évidemment magnifique même si nous avons eu le sensation que ce quartier risque de ressembler rapidement à Disneyland. Ce paysage fait évidemment partie du patrimoine cubain mais c’est très étrange de déambuler dans une rue qui sent le fric puis, deux rues plus loin, de côtoyer la misère la plus totale.

Cuba : c’est le moment d’y aller ?

C’est toujours un dilemme quand nous arrivons dans une zone très touristique. Devons-nous, nous aussi, participer à ces activités de masse ? Jouer aux touristes ou passer néanmoins à côté d’un truc que nous ne ferons peut-être jamais ailleurs ? C’est une question qui s’est imposée à nous plus d’une fois à Cuba. Peut-être une preuve de plus que c’est bien maintenant qu’il faut y aller.

C’est donc avec une honte assumée que nous pouvons affirmer avoir kiffé la balade dans La Havane à bord d’une vieille cabrio américaine. Enfin vieille carrosserie seulement car toute la mécanique est presque neuve. Les Cubains sont les rois de la mécanique ! C’est carte postale certes mais c’est Cuba. Nous voilà embarqués pour une virée d’une heure, les cheveux au vent et les oreilles remplies d’une salsa bien hurlante, avec un chauffeur disons pas très loquace mais qu’importe. Ça reste une belle expérience et un incontournable à nos yeux…

Autre activité « comme tout le monde » à laquelle nous cédons, le mojito sur le toit de l’hôtel Inglaterra. Le mojito n’est pas le meilleur de la ville mais il n’est pas non plus outrageusement surfacturé. La vue est par contre splendide. Cerise sur le gâteau, il n’est même pas nécessaire de sortir son smoking, vous serez très bien accueillis même en tongs 🙂

Salsa et ambiance sur la Calle Obispo

Cuba, La Havane riment avec fêtes et salsa. Nous avions donc préparé notre arrivée avec quelques bonnes playlists cubaines, histoire d’arriver dans le rythme et prêts à nous déhancher jusqu’au bout de la nuit. D’autant plus que Le Routard, notre guide pour ce voyage, nous supplie de vivre La Havane de nuit ! Peut-être sommes-nous totalement passés à côté mais nous cherchons toujours ces lieux de fêtes nocturnes dans Habana Vieja !? Nous avons bien trouvé les rues et ruelles animées… mais en journée. La nuit tombée, nada ! Petite déception quand même…

Soyez rassurés, nous avons fini par trouver la fête cubaine… mais c’est une autre histoire.

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4 Commentaires

Stephanie 25 juin 2017 - 12:19

Eh bien quelle aventure !

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Suivre la route 25 juin 2017 - 15:22

Une très belle aventure. On vous raconte la suite très bientôt 😊

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Puce 4 août 2017 - 10:15

Chouette article 🙂

Pour la Havane – Viñales il existe les bus transtour (non repris dans les guides 🙂 )… Même prix que viazul, mais départ depuis un hotel devant le Capitolio. ça permet d’économiser la course de taxi. :p

Pour les bouteilles d’eau, il faut fuir les boutiques de touristes et chercher les mercados (supérettes de quartier). Au début on ne les voit pas (ça a un pouvoir de caméléon +++ ces trucs), mais quand on commence à piger le truc, on fini par les trouver facilement. 🙂

Globalement les bureaux de change, c’est pas qu’à l’aéroport le soucis, partout ou on a changé c’était le même cirque : un bureau renseigné sur les guides avec deux heures d’attente, un bureau deux rues plus loin sans personne. 😀
Mention spéciale au bureau de change de la calle Obispo avec sa file en plein soleil alors qu’à 100m de là il y a une banque avec air co et pas d’attente… 😀

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Suivre la route 4 août 2017 - 11:08

Hello,

Merci pour le complément d’informations 🙂

Pour le bus Transtour, ça évite le taxi si tu résides dans Habana Vieja. Nous étions dans le Vedado, nous aurions donc quand même dû prendre ce taxi jusqu’à l’hôtel.

Pour l’eau, même expérience pour nous. Par contre, nous avons eu du mal à trouver ces boutiques locales dans des endroits comme Trinidad.

D’accord avec toi sinon. Il est préférable de se fier aux expériences des autres voyageurs et des récits trouvés sur les blogs, c’est souvent plus complet que les guides…

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