En route vers le Cambodge : le poste frontière de Poipet

Après près de 3 semaines à crapahuter dans le sud de la Thaïlande, il est temps maintenant pour nous de prendre la direction du Cambodge et de Siem Reap plus précisément. Nous décidons de revenir sur Bangkok pour prendre un bus direct qui nous mènera à notre destination.

Redescendre d’Ayatthuya vers Bangkok pour prendre ensuite la route du Cambodge n’est peut-être pas la solution la plus simple mais elle nous permet de finalement nous servir des billets de bus que nous avons été contraints d’acheter à l’aéroport de Zaventem. Nous ne vous avons pas encore raconté cette expérience qui nous aura causé un putain de stress avant même d’avoir débuté notre périple asiatique !

Nous avons rencontré l’hôtesse la moins cool du monde

Notre vol Bruxelles-Bangkok était opéré par Jet Airlines, la principale compagnie indienne (nous apprenons d’ailleurs qu’ils ne volent plus vers Bruxelles et nous ne savons donc pas comment nous allons arriver avec nos billets Delhi-Bruxelles !). Nous nous présentons donc confiants et heureux à Zaventem quand une hôtesse nous refuse l’enregistrement de nos bagages sous le prétexte que nous devons avoir un document de voyage qui prouve que nous quitterons bien la Thaïlande. Selon elle, sans ce document, eux et nous allons avoir des problèmes lors de notre arrivée à Bangkok. Eux parce qu’ils nous auront laissés monter à bord, nous parce que nous ne pourrons pas aller plus loin que le poste de délivrance des visas. Nous n’avons évidemment rien de tout cela puisque nous comptons faire notre voyage presque au jour le jour.

Nous tentons de lui expliquer que nous avions contacté l’Ambassade thaïlandaise durant la préparation de notre séjour et qu’il n’a jamais été question de cela. Nous quitterons la Thaïlande avant la fin de l’expiration de notre visa gratuit d’un mois mais nous ne savons pas exactement quand. Rien à faire ! Nous devons attendre l’arrivée du manager de Jet Airlines…

45 minutes plus tard, le manager arrive. Il semble plus conciliant. Il passe quelques coups de téléphone et nous reprenons confiance. Mais l’hôtesse n’en démord pas (donne un peu de pouvoir à un(e) con(ne), tu en feras un tyran !). Bref nous voilà obligés de réserver dare-dare le premier trajet de bus que nous trouvons sur internet après quelques recherches sur nos smartphones. Je ne remercie pas non plus l’agence Connections (chez qui nous avions acheté nos billets d’avion) qui n’a rien fait pour nous aider allant même jusqu’ à nous proposer de nous éditer (réservation avec annulation immédiate) 2 billets retour pour la modique somme de 240 € !!! Fin de la parenthèse.

Le poste frontière de Poipet

Après environ 4 heures de route et de pauses « pipi-ravitaillement », nous arrivons enfin au poste frontière de Poipet célèbre pour ses casinos et ses tentatives d’arnaque à l’octroi du visa.

Ça commence très fort sans même avoir mis un pied hors du bus puisque c’est la compagnie elle-même qui tentera de nous faire croire qu’il est préférable qu’ils fassent la demande de visa eux-mêmes pour nous. Ça ira beaucoup plus vite nous confient-ils… et de nous demander 1.200 Bahts par personne, soit un peu moins de 34$. Certains voyageurs payent, d’autres (dont nous) refusons et expliquons que nous ferons les démarches seuls.

Nous descendons donc du bus où nous sommes accueillis par de faux officiels qui tentent de nous faire entrer dans ce qu’ils décrivent comme le bureau des visas. Prévenus de ce manège, nous les ignorons et trouvons finalement le chemin vers les vrais bureaux (il suffit de regarder où vont la majorité des touristes). N’empêche, l’arnaque est bien ficelée avec, soit dit en passant, l’assentiment des autorités cambodgiennes qui laissent faire.

Nous arrivons donc devant les vrais officiels. Nous complétons les documents reçus et les présentons avec nos passeports. L’agent nous présente une feuille sur laquelle est griffonné à la main « 30$ + 100 Bahts ». Nous lui sourions et lui montrons que, juste au-dessus de sa tête, est affiché le prix officiel du visa soit 30$/personne. Il insiste et veut ses 100 Bahts. Nous insistons également sur le fait que nous ne voulons rien payer d’autre que le prix officiel.

Nous sommes mis sur le côté avec un Canadien qui, lui aussi, ne semble pas prêt à se laisser faire. Nous attendons pendant que d’autres touristes passent en s’acquittant des 100 Bahts. Un beau complément de salaire ! Bref, 15 minutes plus tard et après quelques nouvelles tentatives d’extorsion (dont également des remarques sur les plis des billets de 20$ présentés), ils se lassent et nous délivrent nos visas. Alléluia ! Ça nous prendra 30 minutes de plus pour régler les dernières formalités : photo et empreintes digitales.

Très sincèrement, ce premier contact ne donne pas du tout une image brillante du pays. D’autant plus que cela dénote totalement avec la gentillesse des gens rencontrés par la suite. Les autorités devraient mettre un peu d’ordre dans tout ça. Comme on le dit, on n’a qu’une seule occasion de faire une bonne première impression.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s