Angkor : le Petit Circuit

Aujourd’hui, c’est le grand jour ! Au programme de cette longue journée : lever du soleil sur Angkor Wat et visites des mythiques Bayon, Angkor Thom ou encore Ta Prohm.

Nous nous levons donc à 4h30 du matin et avalons en vitesse un bout de pain et quelques bananes achetés la veille avec un café mis généreusement à disposition par le guesthouse. C’est parti ensuite pour 7 km à vélo dans une nuit noire au milieu des tuk tuk ou autres bus remplis de touristes.

Lever de soleil sur Angor Wat : se faire sa place au soleil !

Nous avions été avertis par notre hôte : arrivez tôt pour assister au lever du soleil. Nous arrivons plus d’une heure à l’avance sur place aux alentours de 5h30. Le site est déjà noir de touristes, tous armés de leur appareil photo, d’un pied, d’une caméra. Ajouté à cela une myriade de vendeurs ambulants qui tentent de s’assurer que vous allez choisir leur échoppe pour votre petit-déjeuner après le spectacle et vous aurez une idée approximative du chaos qui règne en cette heure matinale.

Nous jouons des coudes pour finalement nous faire une place pratiquement les pieds dans l’eau.

Nous jouons des coudes pour finalement nous faire une place pratiquement les pieds dans l’eau. Tant pis pour ceux qui arriveront 10 minutes plus tard, ils sont relégués dans le dos de centaines d’autres visiteurs. C’est LE problème d’Angkor ! Si les autorités ne prennent pas rapidement des mesures pour limiter le flux de touristes, cet endroit va rapidement devenir un vrai cauchemar. Non seulement pour les touristes mais surtout pour les vestiges. Imaginez ces millions de paires de mains frôlant les pierres centenaires et les milliers de chaussures foulant des sols déjà abîmés. Le gouvernement cambodgien ferait bien de s’inspirer des limites mises en place au Machu Picchu s’ils veulent conserver ce joyau de leur patrimoine.

Angkor : une boucle de 17 km au programme

Après le spectacle du lever de soleil sur Angkor Wat, nous nous rendons immédiatement à Angkor Thom et Bayon pour éviter le flux de visiteurs qui pénètrent, eux, dans Angkor Wat. Le Petit Circuit est certes plus court mais il comprend plus de temples, nous n’avons donc pas de temps à perdre.

Bayon est célèbre pour ses 54 tours ornées de 216 gravures de visages souriants représentant Lokesvara. C’est un lieu réellement impressionnant et majestueux construit sous le règne du légendaire roi Jayavarman VII. Les visages gravés ressemblent d’ailleurs étrangement à ce monarque.

Mais Angkor Thom ne se résume pas à Bayon, il regroupe aussi un tas d’autres merveilles :

  • Baphuon
  • la Terrasse des Eléphants, longue de 350 mètres et décorées d’une parade d’éléphants (étrange, non ?)
  • la Terrasse du Roi Lépreux et sa statue dont le mythe raconte qu’elle représente ce roi mais qui devrait plutôt être la représentation de Yama, le Dieu de la Mort

Nous revenons ensuite sur nos pas pour visiter (enfin) Angkor Wat. C’est LE temple maître du site mais aussi du pays. Il fait d’ailleurs partie intégrante du drapeau cambodgien.

Angkor Wat

Angkor Wat a, lui, été construit sous le règne de Suryavarman II au début du 12ème siècle. Ce roi voua un culte fort au dieu Vishnu, ce qui vaut par ailleurs à Angkor Wat d’avoir quelques spécificités architecturales. Tout d’abord, son orientation vers l’ouest est contraire à celle des autres temples khmers. Il s’oriente ainsi vers le dieu Vishnu. Le temple se veut la représentation du mont Méru, la maison des dieux dans la mythologie hindoue. Il est entouré de douves larges de 190 mètres qui forment un rectangle de 1,5 km sur 1,3 km.

A l’intérieur, une succession de 3 galeries rectangulaires sont imbriquées les unes dans les autres comme des poupées russes. Le temple central est orné, lui, de 800 mètres de bas-reliefs qu’il faut « lire » dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

Tout ce magnifique patrimoine de l’histoire humaine est pourtant en grand danger ! A cause de sa nature même tout d’abord. La pierre utilisée pour sa construction est particulièrement poreuse. Lors de chaque mousson, l’eau y pénètre abondamment détruisant chaque année un peu plus l’ensemble des gravures. Ce phénomène a pris une ampleur extraordinaire depuis que le site a été découvert et sorti de la jungle. Jusque-là, les arbres et les végétations avaient joué un rôle de manteau protecteur pour l’ensemble des temples. Le second fléau qui affecte les sites est le tourisme de masse. Comme nous l’avons déjà écrit, il faudra que le gouvernement cambodgien prenne des mesures draconiennes pour maîtriser le nombre de visiteurs dont certains sont abrutis au point de tagger leur nom sur ces murs centenaires !

Banteay Kdei et Ta Prohm

Ces visites nous ayant mis en appétit et puisque nous n’avons pas emporté de pique-nique, nous décidons de partir à la recherche d’un endroit pour casser la croute. Nous remontons sur nos vélos en direction de ce que nous pensons être Banteay Kdei… jusqu’au moment où nous nous rendons compte que nous avons fait fausse route et que nous sommes revenus à la billetterie… soit 7 km dans le mauvais sens 😦

Un peu à bout de force, nous faisons demi-tour pour enfin dénicher, environ 15 km plus tard, quelques restos en bord de route. Après avoir englouti une large assiette de riz accompagnée d’un grand verre de thé froid, nous nous rendons au temple Banteay Kdei (littéralement, la citadelle des cellules monastiques) construit également sous le règne de Jayavarman VII.

Arrive enfin notre coup de cœur sur l’ensemble du site d’Angkor : Ta Prohm. Ce temple a servi de décor pour le film Tomb Raider avec Angelina Jolie mais il aurait tout autant sa place dans un Indiana Jones ! Certaines parties du temple sont encore prisonnières des racines d’arbres gigantesques, ce qui confère au lieu une atmosphère presque irréelle.

Banteay Srei : la Citadelle des Femmes

Nous avons consacré notre dernière journée à Angkor par la visite du temple Banteay Srei. Cette fois, nous y allons en tuk tuk. Nous ne nous sentons pas d’attaque à faire à vélo les 64 km aller/retour !

Même si elle est loin, cette citadelle vaut la peine qu’on s’y attarde. Construite en brique rosâtre, elle contient certaines des gravures sur pierre les plus fines au monde. Elle est considérée à raison comme un des joyaux de l’art angkorien. La balade en tuk tuk à travers la jungle d’Angkor, et aux abords de quelques villages, est aussi très agréable… même si nos dos ont souffert de l’état parfois chaotique de la route.

Cette dernière journée à Angkor se termine ensuite en roue libre. Nos corps, nos fesses et nos mollets sont fatigués des dizaines de kilomètres parcourus par une chaleur parfois suffocante.

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