Une Saint-Valentin à Luang Prabang

Luang Prabang : que faire, qu’y voir ?

Aaah Luang Prabang… Notre ville coup de cœur, le n°1 de notre top 10 des destinations du sud-est asiatique. Son charme, son éclectisme, ses couleurs, sa sobriété, sa douceur de vivre et sa frénésie nous ont délicieusement emportés dès notre arrivée. Enfin presque car le jour se levait à peine quand nous avons foulé son sol pour la première fois.
La veille, nous avons pris « rendez-vous » avec une compagnie de bus à 21h30 dans un lieu excentré de Vang Vieng, notre précédente étape. Il est déjà plus de 22h quand un bus arrive mais nous ne pouvons pas y monter. Un deuxième approche près de 30 minutes plus tard… mais on nous demande à nouveau de rester assis ! Déjà 1h30 d’attente quand, enfin, un 3ème bus pointe le bout de ses phares et qu’on nous fait comprendre que celui-ci est pour nous… Allez savoir pourquoi les gens ne pouvaient monter qu’au compte-gouttes et « au pif » dans ces bus presque pleins qui venaient directement de Vientiane. Nous quittons Vang Vieng en bus couchettes encore chaudes des précédents locataires. Il est encore tôt dans la nuit quand, après 190 kms parcourus sur une voie à « nids d’éléphants » (non, on ne parle même plus de nids de poules au Laos), nous atteignons la gare routière de Luang Prabang.

Luang Prabang un 14 février : tu tombes forcément amoureux !

C’est comme ça que nous nous sommes retrouvés un jour de Saint-Valentin dans ce lieu empli de romantisme. Vu l’heure matinale, la journée démarre, en bord de gare, à la lumière de quelques bougies et lampes d’appoint disposées ci et là sur des petites tables où nous dégustons un café brûlant. Nous le partageons avec un couple de Français et patientons dans la discussion. Les aiguilles tournent et les premiers tuk-tuk ont emporté la majorité des passagers quand nous nous décidons à rejoindre nous aussi le centre-ville. Le soleil monte dans le ciel et déjà nous déambulons dans cette ville fluviale parée de mille et une couleurs et décorée spécialement pour la fête des amoureux.

Nous devons parcourir quelques rues joyeusement animées et longer le Mékong plusieurs fois dans les deux sens avant de dénicher notre chambre. Étape culturelle, éclectique et touristique oblige, Luang Prabang est la destination la plus chère du Laos. Nous nous en sortons bien avec une jolie chambre du guesthouse (au nom imprononçable) Huean Luang Sok Xay, pour un prix négocié à 209.000 kips la nuit, soit malgré tout pas loin de 25€. L’emplacement idéal et les propriétaires sympathiques ont un font un lieu de choix.

14 février oblige, Fab m’offre un petit-déjeuner à la française chez Banneton. La Saint-Valentin débute bien ^_^ Dans ce café « boutique » délicieusement garni, nous profitons d’une couque suisse et d’un chausson aux abricots, arrosés d’un authentique café. Un pur régal, surtout après 4 mois d’abstinence. Après cet arrêt gourmand, la mission du jour est planifiée : réserver pour la soirée un bon petit resto local (pour marquer le coup) à un prix malgré tout raisonnable.  Nous vagabondons donc dans les rues et ruelles de la ville pour dénicher notre adresse tout s’imprégnant de son atmosphère. Je crois que c’est à ce moment-là que nous sommes tombés amoureux de Luang Prabang.

Luang Prabang : charme et colonialisme

Ancienne capitale du Laos, Luang Prabang est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1995. Magnifiquement préservée, elle pare un grand nombre de ses monuments d’un style colonial élégant dû à la reconstruction de la ville par les Français après le pillage des Birmans au 18ème siècle. Les quelques voitures « 50’s » sur ses voies accentuent le côté chic et rétro de la ville. Mais Luang Prabang nous offre aussi un visage plus naturel et plus sauvage sur les rives du Mékong. Des larges étendues de terre bordent le fleuve contrastant quelque peu avec les maisons de maître des rues un rien plus lointaines. Malgré les nombreux déchets qui jonchent les berges, ce côté plus sauvage offre un cachet intéressant à ce lieu touristique.

Parmi les quelques pagodes de la ville à découvrir, la plus connue se situe sur une colline, le Mont Phousi. Sa visite se mérite : l’entrée principale du temple comprend, pour 20.000 kips, pas moins de 355 marches ! C’est tout de même moins que la Montagne de Bueren liégeoise, de chez nous, qui le détrône avec ses 374 marches 😛 Ceci dit, nous les grimpons facilement. Des temples plus petits, des sculptures, des points de vue à différentes hauteurs et même des vendeurs d’oiseaux en cage nous occupent au fil de la montée. Pour ce dernier point, je précise tout de suite que l’idée est heureusement de les relâcher au sommet du temple. Il paraît que ça porte chance… Pour les moins sportifs, il existe une autre entrée, à l’arrière de la pagode qui compte moins de marches. Un conseil : la vue est plus belle si vous vous y rendez au coucher du soleil… à condition d’aimer la foule !

Un autre temple vaut également le coup d’œil : le Vat Xieng Thong ou le « Temple d’Or », situé au cœur de la ville. Scintillant sous le soleil et grâce à son architecture pointilleuse, il est considéré comme le plus élégant du pays. Pour 20.000 kips (et 5.000 supplémentaires si vous oubliez votre sarong), vous pourrez y admirer de splendides fresques qui racontent la vie laotienne. Les détails des sculptures et mosaïques colorées sont impressionnants et les minutes s’égrènent facilement quand on prend le temps de contempler toutes ses richesses. Surtout si l’on est déconcentré par un spectacle improvisé de chats en rut. Les oreilles bourdonnantes de leur long cri aigu, nous avons fini par quitter les lieux sans connaître le vainqueur de ce duel.

Luang Prabang : plaisirs de la table à la française

Au cours de nos balades dans l’ancienne capitale, nous dénichons notre resto pour la Saint-Valentin. Après avoir hésité entre une kyrielle d’enseignes, nous réservons une table au « Bamboo Tree« . Le menu a l’air alléchant et les prix corrects.

La soirée n’avait pourtant pas commencé sous les meilleurs auspices pour moi. Dans cette journée bien remplie, je n’avais pas fait attention à mon doigt qui me tiraillait. Quand nous sommes rentrés au bercail après les visites, il avait doublé de volume et pris une teinte vert fluo. Je vous passe le long moment de torture où nous avons, à deux !, tenté de le percer à l’aide d’une aiguille brûlée afin de le dégonfler… ce qu’il ne fallait surtout pas faire ! On ne s’improvise pas urgentiste comme ça ^_^

C’est donc le doigt gros comme une barbe à papa que nous arrivons au « Bamboo Tree ». Cela ne m’empêchera pas de savourer le repas et de vivre une soirée intime en terrasse. C’est la première fois au Laos que nous mangeons une cuisine si raffinée. Nous avons opté pour des plateaux de dégustation « Fusion » et… que dire ? C’était fabuleux. Des petits plats variés et hors du commun, une magnifique et originale combinaison de produits frais servis élégamment. Le personnel est au petit soin ; on se sent privilégié pendant un moment. Sans parler de la décoration soignée, de l’ambiance chaleureuse et de la situation au bord de la rivière Nam Kam, qui débouche sur le Mékong. Le restaurant propose également des cours de cuisine qui ont bonne réputation. Si vous avez l’intention de vous rendre à Luang Prabang, un conseil : arrêtez-vous dans cette maison pour vivre un bel instant, servi sur un plateau 🙂

Il n’y a pas à dire, on sait bien manger dans cette ancienne capitale. Que ce soit dans les grands restaurants français, européens et locaux ou dans le grand marché quotidien situé au centre-ville. Nous avons évidemment expérimenté pas mal d’endroits et nous retenons surtout deux adresses supplémentaires : le resto « Tangor » où se mêle exotisme marocain, tradition française et saveurs asiatiques, mais surtout le marché local. Pour 10-15.000 kips à peine, vous aurez le choix parmi des plats à foison sur des longues étendues de stand situés dans un rue perpendiculaire à celle du marché. La « street food » y est simple mais savoureuse. Mention spéciale au « buffet » végétarien. Ce marché, ouvert tous les jours dès 17h, nous a également permis d’acheter quelques cadeaux et souvenirs. Écharpes de soie, t-shirts, bijoux, objets de décoration, cartes postales, carnets de notes… Nos mamans ont été contentes 🙂 Vous y trouverez de tout. Un chouette endroit, très convivial.

Histoire de partager les bons plans, j’aimerais encore vous mentionner deux bars qui valent le détour. Le premier est même considéré par le guide du Routard comme le meilleur de la ville et on comprend pourquoi dès qu’on y met les pieds. Il s’agit d’Utopia. Situé dans une impasse dissimulée, il abrite des touristes de tout horizon, tant « backpackers » que ceux qui ont envie de voyager tout confort. Nombreux sont ceux qui se couchent à terre sur des coussins molletonnés et colorés pour déguster des cocktails maison avec ou sans alcool. Les prix sont élevés mais qu’est-ce qu’ils sont bons ! C’est l’accueil du personnel, l’ambiance décontractée et surtout la vue revigorante qu’offrent ce bar qui en font « the place to be ». Même une moto accrochée au plafond vient compléter la déco originale, légèrement baba cool. On y organise même des séances de yoga, de méditations et de sport. Le second est le Lao Lao Garden pour ses concerts acoustiques à la lueur des bougies. Ambiance douce et chaude garantie au rythme de la « Beerlao ».

Une journée aux cascades de Kuang Si

Dès notre arrivée, nous avions entendu dire qu’il ne fallait pas quitter la région sans visiter les cascades « Kuang Si ». Pour nous y rendre, nous rejoignons d’abord le centre-ville, lieu de rendez-vous de la plupart des chauffeurs de tuk-tuk. L’astuce est de trouver d’autres voyageurs prêts à partager la course et d’attendre d’être en nombre suffisant pour payer un prix raisonnable. Le temps de se prendre un smoothie dans une échoppe en face et déjà la voiture est complète. Nous embarquons pour 60.000 kips aller-retour pour nous deux. Quelques dizaines de minutes « sautillantes » plus tard, nous voici arrivés à destination. Le parcours démarre par la visite intéressante et ludique d’un refuge pour ours noir d’Asie, menacés d’extinction, et se poursuit dans un parc protégé menant à différentes chutes d’eau. La nature est y très belle. Dommage que ce lieu soit si touristique car il est noir de monde. L’endroit est plaisant, on peut s’y baigner (seul Fab s’y aventure, mon doigt ressemble toujours à une barbe à papa) et y faire un mini trek (un sacré dénivelé quand même) pour grimper en haut de la cascade et profiter de la vue. Ça vaut le coup 🙂

Luang Prabang et ses environs nous ont permis de conclure notre périple laotien en beauté. De magnifiques souvenirs foisonnent dans nos têtes et déjà d’autres aventures nous appellent dans le nord de la Thaïlande… Elle est belle la vie, quand même !

Caro

 

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