Côte Amalfitaine, Italie

La côte amalfitaine : premières sensations

Nous ne l’avons pas mentionné dans la rubrique « Qui sommes-nous ?« , mais nous sommes tous les deux très liés à l’Italie, et Fab à la côte amalfitaine en particulier puisque ses grands-parents y sont nés. Cela faisait donc longtemps que nous rêvions de (re)découvrir cette si belle et particulière région du sud italien.

Alors que notre séjour à Naples se termine, direction l’aéroport pour aller chercher la voiture que nous avions louée à l’avance par internet (moins cher qu’en direct). Une petite Lancia Ypsilon blanche nous attend chez EuropCar. C’est un peu stressés que nous prenons la route. On nous a prévenus : il vaut mieux s’assurer plutôt deux fois qu’une si on veut se frotter aux conducteurs italiens sur les routes sinueuses de la côte. Avec le recul, nous pouvons vous dire que cette réputation est largement surfaite. Ce n’est pas plus compliqué ni dangereux de prendre la route ici qu’ailleurs… surtout si vous avez déjà roulé en moto à Ho Chi Minh 🙂  Les formalités remplies, nous voici partis vers notre nid de la semaine : une location chez l’habitant implantée à Seaino (ou Vico Equense), dans la province de Sorrente.

Seiano : un village sorrentin entre mer et montagne

C’est entiers et sans égratignure (la voiture comprise) que nous pouvons rencontrer nos hôtes et découvrir notre appart’ temporaire. Le lieu est sympathique, l’accueil charmant mais nous sommes déçus par le manque de luminosité et les fortes odeurs d’humidité qui nous montent au nez dès notre entrée. D’une certaine façon, cela s’explique : nous apprenons que nous vivrons dans la cave (aménagée) de la maison. Avec Brutto, le chien des propriétaires, en bonus (et ses puces). Heureusement, les caves de ce genre de maison italienne ne sont pas en sous-sol, c’est déjà ça, et l’ensemble de la propriété est plutôt mignon. Nous bénéficions également d’une terrasse avec vue (sur la route en premier plan mais le village et les montagnes au second) en face de la cour centrale de l’établissement.

La petite déception passée, nous nous lançons à la découverte du village et d’un supermarché pour remplir le frigo. Ce sera d’abord le village car le supermarché est fermé, heure de la sieste oblige. Son église rose et ronde, ses petites ruelles abruptes, sa grande route pleine de voitures, sa petite place où siège son « tabbacchi », sa gare, ses deux-trois restos et ses escaliers qui descendent longuement vers la plage… Voilà comment nous pouvons résumer Seiano, un village entre mer et montagne, typiquement italien. Son tabbachi et sa plage restent nos favoris. Le premier pour son personnel adorable et ses pâtisseries (leur tarte poires-ricotta est une pure merveille) ; la seconde car c’était notre première (et dernière) baignade sur la côte sorrentine. En cette période de l’année et parce que ce coin-là n’est pas particulièrement touristique, la plage était quasiment déserte. Nous nous étions dénichés notre petit pan de sables noir (le Vésuve sommeille pas loin), idéalement situé entre le marchant de glaces et boissons et les bandes de cailloux que nous sommes obligés de franchir pour atteindre la mer. Je m’amusais d’ailleurs à remonter plus vite sur mon essuie (ma serviette pour les Français) rien que pour m’esclaffer devant Fab qui devait affronter les cailloux à son tour en faisant mine d’être imperturbable 😁

Notre première soirée s’achève à Sorrente, dans l’un des meilleurs restaurants de la ville. Monsieur ou Madame l’Univers avait une nouvelle fois bien fait les choses. Alors que pour les visites nous sommes souvent collés à notre guide, nous voulions ici nous laisser guider uniquement par notre intuition. Nous nous échappons des rues bondées par les touristes, attirés par la multitude de boutiques et échoppes de souvenirs en tout genre… et nous voilà dans ce restaurant « slow food » réputé : le Inn Bufalito. Bufalito en référence à la fameuse mozzarella « di bufala » du coin, qui n’a vraiment rien à voir avec la Galbani caoutchouteuse de chez nous. Avec la pizzeria « Sorbillo » de Naples, ce fut notre plus belle expérience culinaire du séjour. Un peu trop même puisque j’ai terminé la soirée par une petite indigestion de gourmandise… Mon estomac refusant sans doute de digérer pâtes fraîches, tomates et autres boulettes de fromage.

Sorrente

Cloître de San Francesco

La côte amalfitaine en voiture : une bonne idée ?

Dès le lendemain, le ventre va mieux, nous nous levons tôt avec l’envie folle d’enfin déambuler dans les ruelles des petits villages de la côte amalfitaine. Amalfi, Positano et Ravello sont à nous aujourd’hui. Hop, la voiture démarre sous un soleil radieux, la journée sera belle ! C’est ce que nous croyions du moins… Comment ça, il y a encore des millions de touristes au mois de septembre ? Et une bonne partie d’entre-eux loue une voiture et encombre cette route déjà étroite en plus ?! De cette journée, nous ne retiendrons que l’attente, l’impatience, l’énervement d’être coincés dans les bouchons des heures durant, les croisements avec les bus aux chauffeurs téméraires, les places de parking introuvables et les autos stationnées n’importe comment et n’importe où. Plutôt décevant comme programme. Nous avions même eu toutes les peines du monde à nous arrêter un moment pour manger un bout. Résultat, à part les falaises vertigineuses et la Méditerranée turquoise en contrebas, nous n’avons pas aperçu grand chose et la journée était perdue.

Vous voulez un conseil ? À moins de bien connaître la région ou l’un de ses habitants, choisissez un appartement à Sorrente et privilégiez les transports en commun. Des bus, des trains et même des bateaux desservent toute la côte. Certes, l’hébergement excentré et la liberté de la voiture peuvent être des options sympas car authentiques mais dans ce coin d’Italie, ce n’est absolument pas pratique. C’est également très cher. En plus du prix de location de la voiture, il faut rajouter ceux de l’essence (qui varient entre 1.4 € et 1.8 € le litre) et des parkings (quand on en trouve !) qui peuvent aller jusqu’à 5 € l’heure, sans possibilité de s’arrêter juste une demi-heure.

Bref, le lendemain, nous l’avons compris, ce sera le bus. On n’évite pas les bouchons mais au moins, on sait qu’on pourra s’arrêter et visiter les lieux. Quelles sont nos impressions de ces villages de cartes postales ?… Promis, nous vous raconterons tout bientôt. C’est bien parfois de faire durer le suspense 🙂